L’ESAT, en partenariat avec l’Etablissement Français du Sang (l’EFS), a proposé une collecte de Don du sang à l’Espace Jacques Besse. La salle a été préparée pour cet événement en collaboration avec l’équipe de travailleurs dédiée de l’ESAT.
« La responsable du don du sang nous a contacté parce qu’ils étaient en demande de la salle. On a visité les lieux avec l’EFS pour voir si c’était adapté à l’événement. On a organisé, veillé à ce que tout soit favorable, qu’ils soient bien accueillis et que tout se passe bien. »
Des collations ont étés mises en place suite aux Don du sang.
En amont, une sensibilisation au Don a eu lieu pour les personnes accompagnées.
En effet, pour que la salle soit proposée gracieusement, nous avons proposé un échange de compétences et de services. La direction a demandé qu’il puisse être communiqué à l’ensemble des travailleurs ce qu’était le don du sang, quels étaient les risques et l’utilité.
Il nous a été expliqué les besoins en sang et aussi les contre-indications au Don (santé, traitement…).
Beaucoup d’informations et de conseils ont étés donnés. Nous avons eu des fiches d’informations et des balles antistress en forme de goutte de sang.
« J’étais très contente, je trouve que l’association a bien fait le travail, l’exposé était clair, les documents étaient accessibles et intéressants, ils se sont rendus disponibles, ils ont répondu aux question. On est tous citoyens, on a dans notre vie potentiellement tous besoin d’une transfusion sanguine et donc c’est important qu’on soit tous sensibilisés à cette action du don du sang. »
Grace à cette sensibilisation, certaines personnes ont réussi à prendre la décision de donner leur sang. Ça a renforcé leur autonomie, leur participation et leur inclusion à la vie citoyenne.
« C’était mon premier don. J’en avais discuté avec un moniteur, on s’est mis d’accord pour s’y rejoindre mais finalement j’ai décidé d’y aller seul. J’ai demandé les infos utiles, j’avais un peu d’appréhension mais j’ai cru comprendre que j’étais assez compatible pour donner. Si c’était à refaire j’y réfléchirai et je le referai sans problème. »
Nous avons étés informés du déroulé du don du sang :
- Je peux prendre rendez-vous pour donner mon sang,
- Je me rends au rendez-vous sur le lieu de collecte, ici Espace Jacques Besse,
- Je reçois un verre d’eau pour assurer une bonne hydratation avant le don,
- Je viens avec ma carte d’identité,
- Un professionnel prend mes coordonnées,
- Je remplis une fiche d’informations concernant ma santé, mes examens médicaux, mes traitements, mes voyages, mes tatouages, piercings, mon activité sexuelle (nombre de partenaires, relations protégées),
- Je suis dirigé vers un médecin qui vérifie avec moi les questions et s’assure de mon accord.,
- Le médecin vérifie mon taux d’hémoglobine,
- Le médecin vérifie que je suis bien hydraté, il me rassure, s’enquiert de mon état de stress,
- Je suis dirigé vers un brancard pour pouvoir procéder au don.,
- On me demande si j’ai un bras préféré pour le don,
- On me pose un garrot,
- On me demande de tendre le bras et de serrer la pomme de la main,
- On me cherche une bonne veine, puis on me prévient, on désinfecte et on me prélève,
- Je peux desserrer la main et le garrot et on attend que la poche se remplisse,
- La poche se gonfle en se balançant.
On ne peut donner que 450ml de sang maximum.
S’il y a un microbe en nous, on ne peut pas donner notre sang par risque de le transmettre à quelqu’un qui est déjà malade et qui risque d’aggraver son état.
Pour avoir plus d’informations, nous avons interrogé les personnes responsables de la promotion du don du sang à l’EFS, voici leurs réponses à nos questions :
Comment je sais que mon sang est compatible ?
« Pour pouvoir donner son sang il faut d’abord faire un entretien avec un médecin ou un infirmier qui va poser des questions pour s’assurer que le don du sang est possible en toute sécurité pour le donneur et le receveur, le patient qui recevra la poche de sang. Le médecin s’assure qu’il n’y a pas de danger pour donner son sang. Par exemple qu’il n’y a pas de problème cardiaque ou d’épilepsie. Il s’assure également que le don sera sans danger pour le patient qui sera transfusé par exemple pas de risque d’infections comme une hépatite. »
Comment fonctionne la compatibilité entre les différents sangs ?
« Notre sang contient des globules rouges, ce sont des cellules qui ressemblent à des frisbees. Ils servent à transporter l’oxygène. A la surface de ces globules rouges nous avons tous des marques de groupe sanguin un peu comme des étiquettes A, B, AB, rhésus positif ou négatif. Il en existe beaucoup d’autres moins connus. Quand on transfuse une poche de sang a un patient, pour respecter la compatibilité du groupe sanguin, on ne donne pas de sang avec une étiquette que le patient n’a pas. On ne peut pas donner du sang de groupe A a quelqu’un qui est du groupe B par exemple. Le groupe O n’a pas d’étiquette, on dit qu’il est donneur universel car il peut donner son sang a tout le monde. »
Afin de continuer à sensibiliser les personnes sur la santé, le Foyer, en collaboration avec l’ESAT, va faire une action pour le Dry January afin de sensibiliser à la consommation d’alcool excessive. Il y aura notamment la diffusion d’un film suivie d’un débat ainsi qu’un forum ou seront présents différents organismes de prévention.
L’ESAT va aussi réfléchir à se positionner sur la mise en avant des dépistages de cancers, notamment ceux du sein, de la prostate et du colon.
« C’est réfléchir comment l’ESAT est acteur dans la prévention, comment il apporte du conseil, une sollicitation auprès des travailleurs pour qu’ils puissent être sensibilisés à ces sujets. »
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